28/02/2007

Japonais

Généralité.

En provenance de chine, les premiers théiers furent introduits au Japon entre le VIIIe et XIXe siècle. Longtemps réservé à l'élite, le thé, apprécié pour ses vertus médicinales, se répandra au XIIe siècle sous l'impulsion du moine Eisai dans l'ensemble des monastères zen. Le thé devait alors permettre au moines de ne pas s'endormir lors des méditations. (Ci-contre à gauche feuilles de thé vert).

Le caractère cérémonial autour du thé apparaît progressivement, notamment sous l'impulsion des shoguns Ashikaga avant d'être une véritable cérémonie sous Toyotomi Hideyoshi, le chanoyu ou Cha no Yu. Cet art se démocratisera au cours de l'ère Edo en touchant dans un premier temps la population riche avant de se répandre à l'ensemble de la population.

Au 1er décembre de chaque année se déroule dans les jardins du sanctuaire Shintô Kumano-jinja (Kyoto) le festival de la cérémonie du thé. Si vous voulez connaître le calendrier des fêtes et festivals au Japon, cliquez ici!

 

Historique de la cérémonie du thé.

Chawan de style Hagi.

Chanoyu (茶の湯): signifie "eau de thé" mais fait référence à la cérémonie du thé en elle-même. Cette cérémonie est aussi désigné sous les noms de sadō (茶道), ou chadō (茶道). Les premières réunions autour du thé se firent dans des chaya, "maisons de thé", se trouvant à proximité des grands temples. Ce type de réunion se dénommait cha-yoriai pour l'aristocratie et unkyaku-chakai pour les petites gens. C'est à partir du XVe siècle que certains concepts vinrent modifier en profondeur la cérémonie du thé. Le Wabi, concept prônant la simplicité et l'abandon de l'apparence pour se concentrer sur la valeur intrinsèque des choses, mit fin au luxe clinquant de certaines réunions de thé antérieur.

Suite aux enseignement de Furuta Oribe (maître de thé, potier et guerrier 1544-1615), Kobori Enshu (maître de thé, calligraphe et guerrier1579-1647), Katagiri Sekishu (religieux bouddhiste et maître de thé, 1605-1673), le chanoyu devenant sadô  se transforma en un exercice spirituel. A la même époque on assista à un foisonnement d'école avec des règles plus ou moins différentes (Omote-senke-ryû, Senke-ryû, Ura-senke...). Sous l'ère Edo les règles régissant la cérémonie du thé étaient particulièrement complexes et nombreuses, cela eut pour conséquence de ralentir sa diffusion au sein de l'ensemble de la population. On distingue aujourd'hui deux grands courants formant deux grandes écoles: Oribe-ryu et Enshû-ryû.

Cha no yu - La Cérémonie du Thé Japonaise

L’habitude d’élaborer une boisson à partir de la poudre de thé a été introduite au Japon depuis la Chine, en même temps que la culture du thé, et ce par le moine bouddhiste EISAI (mort en 1215). Il est probable qu’à cette époque, offrir du thé à Bouddha est devenu une tradition monastique et les moines bouddhistes ont pris l’habitude de se réunir pour y prendre part. En tant que boisson, le thé était idéalisé et considéré comme une potion de longévité.

Plus tard, s’est développé au Japon un rituel dans lequel l’art et la nature devaient être appréciés au travers de délicats et rafraîchissants arômes de thé vert en poudre. Les ustensiles, les rouleaux d’écrits poétiques, les arrangements floraux, les calmes pavillons à thé et les jardins: tout a été étudié et examiné dans les moindres détails. Plusieurs règles et protocoles ont alors été institués pour préserver l’atmosphère de simplicité et naturelle beauté qui permet d’atteindre l’esprit de la cérémonie du thé.

Les fondateurs de la cérémonie du thé tels que Shukô (mort en 1502) et Jôwô Takeno (mort en 1555) ont eu pour successeur Rikyu Sen (mort en 1591) qui a complété les règles fondamentales de ce qu’on appelle aujourd’hui le chanoyu (la cérémonie du thé).

De toute évidence, la cérémonie du thé est conçue non comme simple action de boire du thé, mais comme univers spirituel dans lequel le thé est apprécié en totale sérénité. Au XVIe siècle, le Japon souffre des guerres civiles et c’est à cette époque que les Japonais commencent à rechercher les voies d’une stabilité spirituelle et de la sérénité. Ce besoin de spiritualité entraîne le développement et le parachèvement des règles du chanoyu. En ce sens et bien que le thé soit originaire de Chine, c’est au Japon qu’il donne naissance à une activité esthétique.

Les adeptes de ce rituel esthétique cultivent l’appréciation de la subtile beauté de l’art et de la nature. La cérémonie peut être appréciée de manière solitaire, mais l’une des bases du chanoyu est de convier des invités et d’avoir le plaisir de se réunir autour du thé. Le jardin est joliment disposé et purifié, la salle du thé est simple et décorée de manière artistique, l’encens qui brûle ajoute des odeurs aux fleurs joliment disposées… à partir de là vous pouvez apprécier le calme et partager l’amitié, en oubliant les fatigues de la vie extérieure.

L’esprit du wabi est souvent considéré comme le fondement philosophique du chanoyu. Le wabi peut être considéré comme le fait d’être calme et serein mais c’est bien plus que cela. Nécessitant une prédisposition spirituelle, c’est une attitude globale vis-à-vis de la vie.

L’esprit et l’étiquette prescrits dans la pratique du chanoyu peuvent également aider chacun dans sa vie de tous les jours. Le respect et une aimable hospitalité pour les autres, un maintien naturel et des principes de bienséance, frugalité et simplicité, propreté et ordre, sollicitude et ponctualité… sont certains des fondamentaux du chanoyu qui peuvent également être utilisés dans notre vie quotidienne. Grâce à cela, la pratique de la cérémonie du thé permet de cultiver un regard particulier de subtile beauté.

TakabumiYoshida, Tea Ceremony Omote-Senke Style, Tokyo, Shufu No Tomo, 1961, p. 123-124.

 

Les étapes de la cérémonie du thé.

A- Sumi-demae:

1- Cheminement puis attente dans un jardin intérieur. Après s'être reposés quelques instants sur un banc et s'être purifiés, les invités peuvent pénétrer dans le chachitsu.

2- Avant de passer par la porte (nijiriguchi) donnant sur la salle où aura lieu la cérémonie, les invités s'accroupissent et entrent dans cette position.

3- L'hôte salue le tokonoma, alcôve où se situe une peinture (kakemono) et un arrangement floral (Ikebana) puis se dirige, toujours en position accroupie près du foyer, pendant que les invités se tournent face au tokonoma.

4- Après une légère collation, l'hôte allume le foyer et porte l'eau en ébullition se trouvant dans la théière.

B- Omogashi

5- Il est proposé aux invités une confiserie (les sucreries japonaises sont particulièrement délicates) selon des règles bien établies.

6- Les invités quittent le chachitsu, se lavent, se purifient, se reposent et font une nouvelle entrée dans le chachitsu en reprenant la même place en s'asseyant en seiza c'est à dire sur leurs talons.

7- L'hôte prépare le thé pour le présenter aux invités (Koicha-demae).

8- Chaque invité déguste le breuvage lentement (itadakikata) dans un bol (chawan) qu'il aura fait tourner pour pouvoir en admirer toutes les faces.

9- Lorsque chaque invité ayant pu profiter du thé et admirer le chawan; les divers instruments: spatule (hishaku), fouet (chashaku), pot à thé (cha ire) ayant servi à la préparation du thé sont présentés aux invités (dôgu no haiken). Il est aussi de coutume d'indiquer quel est l'auteur de ces différentes pièces.

10- Dans le même temps une sucrerie (photo de gauche) et un thé léger sera sans doute offert aux invités.

11- Les invités saluent l'hôte pour le remercier, l'hôte se retire salue les invités qui lui retournent ce salut.

Nota: Il est déconseillé de parler pendant la cérémonie du thé, un représentant des invités se chargera de parler pour le groupe. Il est impératif de se déchausser avant d'entrer, les tatamis ne devant pas être souillés. Il peut être difficile de rester accroupi pendant presque une heure (45 minutes) pour ceux qui auraient des problèmes circulatoires ou d'articulation, il est possible de demander une sorte de petit tabouret. Ne vous levez pas brusquement, cela ne serait pas particulièrement bien vu. De plus après presque une heure passée accroupi vous risqueriez de chanceler.

Le bol à thé (chawan) se tient d'une façon particulière. La main droite maintient le bol tandis que la main gauche soutient celui-ci avec sa paume.

 

Les lieux de thé.

- Chashitsu:

Petit pavillon isolé (de 2 à 5 tatamis) servant à la cérémonie du thé (chanoyu) se trouvant au milieu d'un jardin spécialement aménagé (roji) favorisant la méditation et permettant aux invités de se vider de toutes pensées "futiles". Ce pavillon comporte une porte (nijiriguchi) de petite dimension (60x60 cm) obligeant les invité à s'incliner et deux pièces: le chaji qui permet de recevoir les invités est une petite pièce attenante permettant de ranger les divers instruments servant lors de la cérémonie.
 


- Chaya:

Chaya ou chamise signifie "maisons de thé" et désigne les commerces qui établis le long des routes et des itinéraires touristiques proposent aux voyageurs de se reposer tout en prenant un thé et une confiserie. Ces commerces conviviaux sont disséminés sur tout le territoire japonais, il ne faut pas les confondre avec les chashitsu.

- Cha no ma:

Dans une maison japonaise, le "cha no ma" est la pièce dans laquelle on reçoit les invités et où l'on sert le thé.

 
Ci-dessuse et ci-dessous une canette de thé vert (matcha).


Les différents types de thés.

Les 3 grands types de thé sont : le thé vert (緑茶), le thé noir, et l'oulong (ウーロン茶). Ce qui différencie ces thés, c'est la méthode de traitement des feuilles de l'arbuste et la durée de l'oxydation. Au Japon, il est essentiellement consommé du thé vert (thé non oxydé). La production du thé vert japonais s'effectue sur les îles de Kyushu et de Shikoku.

Il est distingué traditionnellement 3 grandes catégories de thé dont la récolte s'étale du mois de mai à juin (1-"Gyokuro", 2- "Sin-cha" et "sen-cha", 3- "ban-cha").

La première récolte à lieu en mai. Des jeunes pousses ainsi ceuillies provient le "shin-cha" (le thé nouveau - catégorie n°2). Les feuilles de thé les plus appréciées sont récoltées en mai dans les 2 à 3 semaines qui suivent la première récolte. Elles donnent un thé nommé "Gyokuro" (thé vert doux riche en chlorophylle - catégorie n°1). De mai à juin c'est la récolte du "sen-cha" (thé vert classique représentant les trois quarts de la production japonaise - catégorie n°2), un thé de bonne qualité. Vient ensuite la récolte du "ban-cha" moins riche en vitamine (catégorie n°3).

Le "ban-cha" peut être mélangé avec du riz brun, ce thé se nomme alors "genmai-cha". Il est aussi possible de trouver du "mugi-cha" (麦茶) qui est un thé à base d'orge ou encore du "hoji-cha" (thé grillé). Le thé qui est utilisé pour la cérémonie du thé s'appelle "matcha" (抹茶), un thé vert dont les feuilles ont été réduites en poudre. Le "matcha", riche en vitamine C, une fois mélangé à l'eau frissonnante donne un thé mousseux et amère.

A titre d'information, (nous sommes navrés pour les puristes), vous pourrez facilement ramener du thé vert du Japon en vous procurant soit des canettes, soit des sachets sous vides. A noter que les sachets sous vide (photo de gauche) sont plus légers et peuvent se refermer aisément. Le thé étant une boisson extrêmement populaire vous pouvez acheter partout des bouteilles de 1,5L ou 500Cl de thé froid déjà préparé (Gyokuro - sen-cha - mugi-cha - matcha...).

Les faux thés:

Attention, le "soba-cha" que vous pouvez déguster n'est pas un thé mais une infusion à base de graines de sarrasins grillées riche en vitamines B1, B2 et P. Le "mugi-cha" boisson glacée très populaire, élaboré à base d’orge peut être consommé sans modération car il ne possède pas de théine.
 

 

Les ustensiles de la cérémonie du thé.

Fouet: chasen.

Cuillère à thé: chashaku.

Pot à thé: natsume ou cha-ire.

pot à eau: mizusashi.

réchaud à charbon: furo.

Bouilloire: kama.

Louche de bambou: chabishaku ou hishaku.

Bol à thé: chawan.




Chawan

 
Chasen.
 

 
 

 
 
 


Cérémonie du thé japonaise
Cha no yu ()

(nom japonais de la cérémonie du thé)

Ce thé se prépare en versant de l'eau frémissante sur une faible dose de thé. On fouette ensuite le thé et l'eau pour mélanger immédiatement (il ne se dissout pas: si on laisse la tasse reposer, la majorité de la poudre se redépose au fond!); on utilise généralement à cet effet un fouet fabriqué en bambou qui ressemble à une sorte de barbeau pour mousse à raser, mais sans les poils intérieurs. Enfin, on boit le thé immédiatement après l'avoir fouetté pour éviter qu'il ne se redépose au fond du bol. Il faut donc veiller à ce que l'eau ne soit pas trop chaude.

Eléments d'une cérémonie du thé

Note importante: je n'ai lu que peu de littérature à ce sujet, et n'ai encore jamais assisté à une cérémonie du thé japonaise. Ceci n'est que le résultat de recherches personnelles effectuées sur Internet principalement. Cependant, j'accepte tous commentaires et aides.
 

La cérémonie du thé japonaise (cha no yu) est un ensemble hautement codifié répondant à des critères issus d'une histoire très longue. On ne peut pas parler d'une véritable dégustation de thé (car le thé, tel que préparé, n'est pas spécialement bon), mais d'un véritable moment de communion entre l'hôte et les invités durant le déroulement de la réception où chacun des convives doit suivre un cérémonial très précis. Chaque geste est codifié, chaque instant est minuté, chaque élément de la cérémonie, même le plus insignifiant, est soigneusement choisi.
les 4 principes du thé, calligraphie de Sen Soshitsu

Déroulement sommaire d'une cérémonie

    * Ainsi, la cérémonie se déroule dans un pavillon de thé
    * situé dans un jardin de thé
    * à l'intérieur du pavillon, on trouvera
          o un arrangement floral (chabana, issu de l'art japonais ikebana) qui essaye de reproduire en vase l'aspect des fleurs dans la nature.
          o une calligraphie (kakemono), dont le thème est soigneusement choisi pour l'occasion de la cérémonie.
    * durant la cérémonie, deux thés seront servi (koicha et usucha), avec quelques Wagashi avant (confiseries spéciales), et quelques Kaiseki ryori (cuisine de saison) durant la cérémonie elle-même. Les invités prendront soin d'examiner les divers ustensiles de leur hôte afin de les commenter, au moment opportun. Selon le degré de formalité de la cérémonie, il faudra de 75 à 300 mouvements pour la conduire!
    * Finalement, la cérémonie répond à quatre principes de base.

On retiendra donc que la cérémonie du thé japonaise est un instant (quoi que le terme ne soit pas très approprié puisqu'elle peut se dérouler sur 5 heures) très codifé. Lorsque l'on dépasse le stade purement cérémoniel, on peut alors apprécier les choses pour ce qu'elles sont réellement: un instant de calme, le plaisir simple des belles choses: un pavillon simple dans un jardin où toute chose est conçue pour être une magnification des plus beaux côtés de la nature. Même les paroles échangées durant la cérémonie obéissent à des règles de pragmatisme: les sujets religieux et politiques sont proscrits: la phrase doit se moduler en un agréable discours, sans blesser les susceptibilités de quiconque. La courtoisie s'impose: il est de mise que l'invité profère des paroles de louange sur ce qu'il voit - meubles, disposition de la pièce, horizons environnants - mais sans trop insister, ce qui pourrait paraître peu sincère ou du moins importun.
Quelques règles d'étiquette à respecter pour les invités d'une cérémonie japonaise

    * Soyez ponctuels pour que votre hôte puisse commencer à l'heure.
    * Enlevez vos chaussures en entrant dans une maison japonaise: votre hôte vous fournira des chaussons.
    * Buvez la totalité du thé (il n'y en a que peu) et mangez tout ce que l'on vous sert.
    * Tournez légèrement le bol pour éviter de boire depuis la face avant.
    * Il est inconvenable de fumer dans la pièce où se déroule la cérémonie.
    * Chaque ustensile (et cela inclue la calligraphie, les fleurs et la nourriture) a été consciencieusement choisi par votre invité et à une signification particulière. Ils doivent donc être appréciés comme tels. Admirez-les et complimentez votre hôte avec sincérité. C'est la responsabilité la plus importante d'un invité.
    * Après deux ou trois jours, appelez ou écrivez une note de remerciement à votre hôte pour exprimer votre appréciation. Cela s'appelle korei ou "remercier a posteriori".

Quelques images

 

Ci-dessous, de gauche à droite:

    * Une scène de cérémonie du thé (et si ma vision de me joue pas des tours, il s'agit de la position kyogamae)
    * Une partie des divers ustensiles du Cha no yu (de haut en bas et de gauche a droite: chawan avec ? dedans, ?, chasen, chaire ou chaki, chashaku, fukusa)
    * Une dose de thé dans un bol (noter qu'il s'agit de thé en poudre: matcha. Le thé est servi avec le chashaku dans le chawan)
    * Bol s'apprêtant à être dégusté ou offert à l'invité. On notera que le thé a été battu et qu'il forme une mousse.

Femme durant la cérémonie du thé Usentiles de la cérémonie du thé japonaise Préparation du thé japonais Thé japonais préparé
Ecoles de thé

Il existe plusieurs écoles enseignant le cha no yu. Les trois principales sont les suivantes (note: je ne suis pas sûr des traductions que j'ai trouvées sur Internet, en anglais difficile à comprendre: corrigez-moi si vous le pouvez)

    * Omote senke: Après la mort de Rikyu, ses descendants créèrent trois écoles afin de continuer à enseigner la Voie du Thé. Sosa, l'un des arrières petit fils de Rikyu créa Omotosenke. Son pavillon de thé s'appelait Fushinan: c'est pourquoi on appelle également cette école de ce nom. Cette école est côté rue (en japonais, "sur la rue" = "omote doori"), c'est pourquoi elle s'appelle aussi également Omote. Lien vers l'école Omotesenke de Floride.
    * Ura senke: Soshitu, un autre des arrières petits fils de Rikyu créa Urasenke. Son pavillon de thé s'appelait Konnichian, qui est donc également le nom de l'école. Konnichian est en retrait par rapport à la rue (en japonais "en retrait de la rue" = "ura doori"), ce pourquoi l'école s'appelle Ura. Site web officiel de l'école Urasenke (anglais et japonais).
    * Mushanokouji senke: Soshu, le plus vieux des demi-frères de Soshitsu et Sosa créa Mushanokoujisenke. Il construisit son pavillon de thé kankyuan à Mushanokoji donc l'école porte les noms Kankyuan et Mushanokouji.

Il existe d'autres écoles (nom de l'école en majuscule, suivi du fondateur)

    * YABUNOUCHI-RYU Jochi Yabunouchi(1536-1627).
    * MATUO-RYU
    * ENSYU-RYU : KOBORI. Ensyu-Web page (en anglais). Ensyu Kobori a créé cette école durant la période Edo.
    * SOHEN-RYU : YAMADA Sohen Yamada. L'un des meilleurs élèves de Sen Sotan.
    * MURASAKINO SENKE
    * DAINIHON SADOU GAKKAI
    * SADOU HAYAMI-RYU. Souyatu Hayami. L'un des meilleurs élèves de Ittou Soushitu. (Ittou soushitu a été le 8e dirigeant (iemoto) de l'école Urasenke)
    * EDO SENKE. Fuhaku Kawakami a créé Edosenke à Edo (Tokyo). Le 7e dirigeant Omote Senke a ordonné à Fuhaku Kawakami de créer son école dans une autre région: c'est pourquoi il s'est déplacé à Edo pour fonder la sienne. Il y a une page web de Jyousetsu Kawakami (japonais), l'actuel dirigeant d'Edosenke.
    * URAKU-RYU Uraku Oda.
    * UEDA SOUKO-RYU
    * SEKISYU-RYU Sekisyu Katagiri.
    * FUHAKU-RYU (OMOTESENKE FUKAKU RYU)
    * ANRAKUAN RYU Skuden Anrakuan. Cette école fait partie de KORYU de SOUTAN RYU.
    * ICHIO RYU Iori Ichio. Il a étudié l'art du thé avec Sansai Hosokawa.
    * ITO RYU L'une des école Ensyu ryu.
    * OOMORI RYU Zansai Oomori. A étudié avec Ensyu Kobori.
    * ORIBE RYU Oribe Furuta.
    * KAYANO RYU Insai Kayano.
    * KOBORI RYU Cyosai Kobori.
    * SAKAIRYU(SHOOU RYU) Shoou Takeno.
    * SADAOKI RYU (TEICHI RYU) Teichi Oda.
    * SANSAI RYU Sansai Hosokawa.
    * SOTAN RYU Sotan Sen.
    * SOUWA RYU Souwa Kanamori .
    * TACHIBANA RYU (NANBOU RYU) Jitsuzan Tachibana.
    * CHINSHIN RYU (SEKISYU RYU CHINSHIN HA) Matsuura Chinshin. A étudié avec Sougen Fujibayashi.
    * SEKISYU RYU DOUMON HA Dokan Shimizu.
    * SEKISYU RYU TOSASHIMIZU HA
    * NARARYU(JYUKOU RYU) Jyukou.
    * HISADA RYU Souei Hisada.
    * FUSAI RYU Fusai Sugiki.
    * FUJIBAYASHI RYU (SEKISYU RYU SOUGEN HA) Sougen Fujibayashi.
    * FUMAI RYU Fumai Matsudaira.
    * FURUICHI RYU Souan Furuichi.
    * HORINOUCHI RYU Jyosa Horinouchi.
    * MITANI RYU Souchin Mitani.
    * RIKYU RYU Rikyu Sen.
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Wa
Wa - Harmonie L’harmonie est l’idéal ultime pour les êtres humains. C’est l’interaction positive qui existe entre l’hôte et l’invité durant une cérémonie du thé ou entre plusieurs personnes dans la vie. Le thé est un partage entre l’hôte et son invité, pas une recherche solitaire. L’harmonie s’étend également à la nature et aux ustensiles tangibles du thé, ceux du quotidien et à la vie elle-même. La véritable harmonie apporte la paix.
 

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Kei
Kei - Respect Le respect est la capacité de comprendre et d’accepter les autres, y compris ceux avec qui nous pourrions être en désaccord. Lorsque nous sommes aimables avec les autres et humble avec nous-même, alors nous sommes dignes de respect. Durant la cérémonie du thé, lù’hôte pense à l’invité et l’invité à l’hôte. C’est ce partage continu et cette considération qui fait le succès de la réunion de thé un instant mémorable. Idéalement, tous sont du même rang dans la pièce de thé. Il est important de traiter toute chose et tout le monde avec le même respect. Traitez tous les ustensiles de la même manière, quelle que soit leurs origines. Le prix d’un objet ne doit pas dicter la manière dont il est traité. En purifiant son coeur il est possible d’atteindre le respect.
 
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Sei
Sei - Pureté La pureté est la capacité de se traiter et traiter les autres avec un coeur pur et ouvert. C’est en fait l’essence de l’entrainement à la voie du thé. Il ne s’agit pas de la propreté mais de la pureté du coeur. Avec un coeur pur, l’harmonie et le respect peuvent être atteints. Lorsque le jardin de thé est nettoyé, alors le coeur et l’esprit sont aussi purifiés. Un coeur pur n’est pas prétentieux mais naturel. L’idéal de pureté de Sen Rikyu résidait dans l’aspect naturel du jardin après qu’il fut nettoyé, avec quelques feuilles tombées d’un arbre sur la mousse fraîchement préparée.
 
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Jaku
Jaku - Tranquilité La tranquilité est le point dans l’entraînement où le pratiquant atteint un certain niveau de désintéressement. Bien que d’un côté ce soit le but ultime, d’un autre, c’est à nouveau le commencement. Un vrai maître qui atteint ce niveau le plus élevé et qui alors met en pratique les idéaux d’harmonie, de respect et de pureté recommence alors avec un coeur frais et éclairé. À ce moment là, les possibilités infinies de la vie peuvent être réalisées.